Un seul mot me viens à l'esprit
lorsque je lis et relis cet article : HORREUR !!! Quand est-ce que
les politiciens et l'industrie du disque cesseront-ils de prendre
les citoyens français pour des sots seulement bons à
liquider leur argent dès que ces premiers le décident
?
Tout d'abord l'on nous annonce, de
façon détendue, en nous présentant ceci comme
un bienfait, que les fournisseurs d'accès vont installer des
dispositifs de filtrage... Il est intéressant de voir que
nos dirigeants trouvent le fait de nous surveiller, nous citoyens
modèles, comme étant normal ! Scruter chacune des
données entrantes comme sortante du PC de monsieur tout le
monde quelle charmante idée ! Après tout ils ont bien
raison, au diable l'intimité de chacun !!!
Qui plus est, en surfant
quelque peu sur le net l'on peut également trouver cette
subtile déclaration : « Le Snep a
préconisé d'appliquer un système de
contraventions qui permettrait ainsi de sanctionner de
manière massive, les internautes qui refuseraient de mettre
en oeuvre une solution de filtrage ». En plus de vous
surveiller sans vous demander votre avis, l'on risque fort de vous
sanctionner ( de manière pécuniaire peut-on supposer
sans prendre de risques inconsidérés ) si vous oser
exprimer une quelconque contestation... Mais le meilleur est
à venir...
L'on peut lire également cette superbe
prose de notre président : "des comportements
moyenâgeux où, sous prétexte que c'est du
numérique, chacun pourrait librement pratiquer le vol
à l'étalage". Monsieur le président de la
République n'aurait-il ainsi jamais enregistré durant
son enfance l'air que tout le monde chantonnait durant les
années 80 sur une cassettes vierges ? Pourrait-il jurer sur
l'honneur ne jamais l'avoir fait ? L'on nage donc ici en plein
délire ! Sous prétexte que le support de
l'information a changer, l'on se permet de considéré
n'importe lequel des citoyens comme le plus grand voleur des temps
modernes...
Peut-être faudrait-il rappeler à
tous ces gens signataires de ce protocole que Depuis 1986, les prix
des cassettes audio et vidéo comprennent une partie qui est
reversée aux sociétés d'auteurs,
interprètes et producteurs. Cette taxe avait
été fixée à 1,50F par heure
d'enregistrement sonore et 2,25F par heure de vidéo. La loi
Lang de 1985 définit la redistribution suivante : 25 % pour
financer les créations musicales, clips et spectacles, 37.5%
pour les auteurs, 18.75 % pour les artistes et 18.75 % pour les
producteurs. Quand aux taxes sur les supports CD et DVD il en
existe également mais elles dépendent de la
capacité de stockage du support...
Ainsi donc, que l'on n'essaie pas de nous
faire croire que les sociétés d'auteurs connaissent
des difficultés à boucler les fins de mois, puisque,
même l'honnête citoyen qui achète son lot de
DVD-R afin d'y enregistré des logiciels libres de tout droit
participe à l'enrichissement de ces mêmes
sociétés que cet enregistrement ne concerne pourtant
pas !
Enfin l'on peut également trouver sur
la toile d'internet ce genre de chiffres : Le marché de la
musique semble plus morose que jamais. Les derniers chiffres
publiés par le Syndicat national de l'édition phono
graphique (Snep) font état d'un marché de gros qui ne
serait plus que de 443,9 millions d'euros contre 558,4 millions un
an plus tôt, soit une baisse de 20%. Si l'on remonte à
2002, le marché aurait perdu plus de la moitié de sa
valeur (51%). Pour le Snep, cette inexorable érosion des
ventes connaît une cause principale : le
téléchargement illégal. Dans un livre blanc,
il suggère l'instauration de mesures qui permettraient de
juguler le phénomène. Comme l'installation d'un
dispositif de filtrage directement sur le poste informatique de
l'internaute...
Il est vrai que le manque à gagner
s'avère important mais pourquoi n'y rechercher qu'une seule
cause ? Le téléchargement n'est tout de même
pas à l'origine de tout les malheurs du monde... Peut
être les producteurs et artistes, plutôt que de vouloir
à tout prix faire « du commercial »,
devraient s'intéresser à des projets inovants, qui
valent vraiment les 22€ que l'on nous demande d'investire dans
un tout petit disque épais de quelques
millimètres...
Enfin, un nouvel élément
viens s'ajouter à "ce dossier", je site :
«Nous n’avons jamais dit que nous allions
éradiquer le piratage, conclut Olivennes, mais
seulement le rendre plus compliqué et plus coûteux
pour les petits téléchargeurs ordinaires. Si
c’est le cas, je considère que nous aurons rempli
notre rôle.» Et oui mesdames et messieurs, le but
premier n'est pas d'érdiquer les véritables pirates
du net, ceux qui gagnent leur vie grâce à leurs
pratiques illicites, mais bel et bien le citoyen ordinaire qui
télécharge un CD par ci, un CD par là, CD
qu'il n'aurait de toute évidence pas acheté dans le
commerce! Evidemment, il est plus rentable de pénaliser une
forte majorité de la population plutôt qu'une
très faible minorité, et celà, malheureusement
pour nous, celà, notre gouvernement l'a très bien
compris !
Ainsi je souhaite sincèrement bon
courage à qui voudra défendre la prise de position du
gouvernement, de l'industrie du multimédia dans sa
majorité ainsi que des fournisseurs d'accès... Je n'y
vois en effet qu'une affaire de « gros
sous »... Pour les second il s'agit de l'appât du
gain, pour les derniers il vaut mieux se brouiller d'avantage avec
tout ses clients qui n'auront de toute évidence pas leur mot
à dire. Quand au premier, il est vrai qu'il faut
impérativement trouver une échappatoire à
l'augmentation prévue du budget de l'élysée (
qui devrait triplé ) grâce notamment au salaire du
président de la République qui progresse que quelques
léger 140% seulement !!! Mais ceci est une toute autre
histoire ...